Consulat et Ier Empire

17 mai 2010

Combien étaient-ils ?

Effectif des armées napoléoniennes.


1805. Camp de Boulogne.

 

La Grande Armée compte 200 000 hommes.

 

 

1806-1807. Campagne de Prusse et de Pologne.

 

Novembre 1806, l’armée est portée à 500 000 hommes par la levée anticipée de 1807.

 

 

1808-1809. Campagne d’Espagne et du Portugal.

 

Au début de 1809, 300 000 hommes sont dans la Péninsule, ils s’y battront jusqu’en 1813.

 

1809. Campagne d’Autriche.

 

Formation d’une nouvelle Grande Armée de 350 000 hommes dont 100 000 de la Confédération du Rhin, et en Italie, une armée de 100 000 hommes comprenaient environ 25 000 Italiens.

 

 

1812. Campagne de Russie.

 

La Grande Armée compte 400 000 hommes (dont 125 000 Français de France). Près de 300 000 hommes se battent encore en Espagne ; 130 bataillons sont dans les dépôts et 120 000 hommes non encore enrôlés.

Total : 1 million d’hommes sont sous les armes.

 

 

1813. Campagne d’Allemagne.

 

500 000 hommes ; conscrits de 1813 et 1814, rappel des classes antérieures, et 100 000 hommes de cohortes de la garde nationale, incorporés dans l’armée ; 250 000 hommes sont encore en Espagne.

 

 

1814. Campagne de France.

 

300 000 hommes sont dispersés en Europe, dont 190 000 bloqués pour 6 mois dans les places fortes. Il ne reste que 56 000 hommes sur le Rhin lorsque les Coalisés le franchissent.

 

 

1815. Campagne de Belgique.

 

180 000 hommes sont sous les armes. Dès la fin de mars, les forces sont d’environ 300 000 hommes, auxquels s’ajoutent 200 000 gardes nationaux destinés à la défense des places fortes.

 

Total de 1802 à 1815.

 

1 600 000 Français ont servi sous les drapeaux. A ce chiffre s’ajoutent les effectifs alliés.

 

 

 

Combien sont morts ?

 

 

Trop de soldats de la Grande Armée ont disparu sans laisser de traces pour que le nombre des tués ou mortellement blessés sur les champs de bataille de l’Europe puisse être évalué autrement qu’avec une approximation assez grossière. On convient généralement que les guerres de la Révolution et de l’Empire ont coûté à la France 850 000 tués et 550 000 disparus.

Voici les chiffres les moins incertaines des pertes de la Grande Armée au cours des principales grandes batailles.

 

 

Austerlitz. 2 décembre 1805.

 

Force engagées : 71 000 hommes. Les pertes, tant en tués qu’en blessés, s’élèvent à 7 000 ou 8 000 hommes

 

 

Eylau. 7-8 février 1807.

 

Force engagées :  les chiffres varient de 54 000 à 75 000 hommes. On compte environ 15 000 morts et 20 000 blessés.

 

 

Friedland. 14 juin 1807.

 

Force engagées : Forces engagées : de 80 000 à 120 000 hommes. Pertes : 7 000 hommes. Pertes des Russes 25 000 hommes.

 

 

Essling. 21 mai 1809.

 

Napoléon dispose de 80 000 hommes. 18 000 sont mis hors de combat, contre 27 000 chez les Autrichiens.

 

 

Wagram. 5-6 juillet 1809.

 

L’armée compte 150 000 hommes. L’évaluation des pertes françaises va de 17 000 tués ou blessés à 50 000. Pertes autrichiennes, environ 23 000 hommes.

 

 

La Moskowa. 7 septembre 1812.

 

120 000 ou 130 000 Français sont opposés à 140 000 ou 160 000 Russes. Les pertes françaises sont d’environ 10 000 morts et 14 000 blessés. Chez les Russes, 45 000 hommes hors de combat.

 

Leipzig. 16-19 octobre 1813.

 

Environ 185 000 Français contre 320 000 Coalisés. Pertes françaises : 20 000 tués, 7 000 blessés, 23 000 prisonniers. Coalisés : 35 000 tués, 42 000 blessés, 1 500 prisonniers.

 

 

Ligny 16 juin 1815

Waterloo 18 juin 1815.

 

124 000 hommes engagés au cours des deux journées. Le 18 juin : 74 000 Français contre (au début) 84 000 soldats de Wellington. Pertes évaluations diverses ; de 30 000 à 45 000 Français tués ou blessés, y compris les pertes de Ligny. Pertes anglaises et prussiennes à Waterloo : 22 000 hommes environ.

 

 

Source : Georges Blond. La Grande Armée.

 

 

 

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13 mars 2010

Historique des régiments de l'Expédition d'Egypte.

Historique sommaire des régiments

et Services de l'expédition d'Égypte.


INFANTERIE.


6e demi-brigade de ligne.

Sous les ordres du général Chabot, est détachée à la défense de Corfou. Le 23 octobre 1798, le commandant Gabori, enfermé avec hommes dans l'église de Preveza (Albanie) combattit jusqu'au dernier homme, après avoir mis 300 ennemis hors de combat.

9e demi-brigade de ligne.

Fait partie, sous les ordres du général de brigade Lefèvre de la division Reynier, brigade Lagrange ; se bat à Malte, à Chébreïss, aux Pyramides, à Saint-Jean d'Acre, à Héliopolis et au Caire en 1800.

13e demi-brigade de ligne.

Fait partie de la division Menou, brigade Vial ; se bat à Malte, aux Pyramides. Les 1er et 2e bataillons prennent part à l'Expédition en Syrie. La conduite héroïque du commandant Hory, blessé mortellement le 8 mai devant Saint-Jean d'Acre, détermina Bonaparte à donner son nom à l'un des forts du Caire. A Héliopolis en 1800, la 13e se fit remarquer par sa ténacité et son courage. Le 13e régiment d'Infanterie parte Héliopolis sur son drapeau.

18e demi-brigade de ligne.

Fait partie, sous les ordres du chef de brigade Boyer, de la brigade Rampon (division Bon). Se bat à Chébreïss ; s'empare de la citadelle du Caire. Les 1er et 2e bataillons sont affectés au corps expéditionnaire de Syrie et s'illustrent à Jaffa, et à Saint-Jean d'Acre ; lors de l'assaut du 7 mai, ces unités perdent 23 officiers et le chef de brigade. C'est à la tête de la 18e que le général Fugiere est grièvement blessé à l'attaque de la redoute d'Aboukir. A Nicopolis le 22 ventose an IX, elle fait partie de la colonne de gauche, sous Lanusse, et est décimée, de sorte qu'elle rentrera en France en Brumaire an X avec l'effectif de 308 sur 2 100 hommes. Un sergent, trois grenadiers, un fusilier et un tambour recevront des armes d'honneur.

19e demi-brigade de ligne.

Prend part à la prise de Malte.Deux bataillons restent sous Vaubois comme garnison de le place, avec la division Reynier. Le drapeau du 19e régiment d'infanterie porte le nom d'Héliopolis.

25e demi-brigade de ligne.

Fait partie de la division Dugua. Sous les ordres du chef de brigade Venoux, s'illustre à Alexandrie, Chébreïss, aux Pyramides. Les deux premiers bataillons entrent dans la composition de la division Kléber pendant l'Expédition de Syrie ; s'illustrent au mont Thabor et à Saint-Jean d'Acre où Venoux est tué le 21 Floréal an VII, à la tête des Grenadiers "Ce soir Saint-Jean d'Acre sera à nous, ou Venoux sera mort" dit le chef de brigade à Bonaparte avant de monter à l'assaut. L'attaque ayant échoué, Venoux se trouve parmi les morts "Les Pyramides" sont inscrites sur le drapeau du 25e régiment d'infanterie.

32e demi-brigade de ligne.

Fait partie de la division Bon, brigade Rampon. Se couvre de gloire aux Pyramides, au mont Thabor, à Saint-Jean d'Acre, où le chef de brigade d'Armagnac est fait général de brigade, et à Aboukir. La bataille des Pyramides est inscrite sur le drapeau du 32e régiment d'infanterie.

41e demi-brigade de ligne.

Un détachement est affecté à la défense des forts Manoël et Tigne, dans l'île de Malte, sous les ordres du général Vaubois. Un détachement servait de garnison aux Vaisseaux de l'Expédition.

61e demi-brigade de ligne.

Fait partie de la division Desaix ; se bat à Chébreïss, aux Pyramides, à Sédiman, en Haute-Égypte, à Aboukir. 150 hommes laissés par Desaix à la défense du Vaisseau "Le Timoléon" perdent 40 des leurs pendant la bataille navale. Après le départ de Bonaparte, la 61e se distingue à Héliopolis et à Canope. Le 61e régiment d'infanterie porte "Héliopolis" sur son drapeau.

69e demi-brigade de ligne.

Est incorporée dans la division Menou, brigade Vial. Après la piste d'Alexandrie, elle reste sous Kléber à tenir garnison dans la Place. Tandis que le 3e bataillon demeure au Caire sous Dupas, les deux premiers bataillons entrent dans la division Lannes.

Ceux-ci s'illustrent à Jaffa, à Zeitah où le chef de brigade Barthélémy est tué, et à Saint-Jean d'Acre ; durant les assauts répétés du mois de mai 1799, les bataillons éprouvent les pertes les plus sanglantes. A la bataille d'Aboukir, 25 juillet 1799, la 69e se couvre de gloire et, seule unité de l'Armée, mérite d'avoir le nom "d'Aboukir" inscrit dans les plis de son drapeau. Rentrée en France, après la capitulation d'Alexandrie, la 69e avait perdu en Égypte plus des 2/3 de son effectif.

75e demi-brigade de ligne.

Affectée à la division Dugua ; se bat aux Pyramides et à Aboukir. Les 1er et 2e bataillons font partie de la division Kléber en Syrie ; se battent au mont Thabor, à Saint-Jean d'Acre ; sous les murs de cette place, le chef de brigade Davroux est tué, se distingue à Alexandrie le 12 mars 1801, où le lieutenant Volland sauve l'un des drapeaux sous une grêle de balles.

79e demi-brigade de ligne.

Est détachée à la défense de Corfou, sous les ordres du général Chabot.

80e demi-brigade de ligne.

Un bataillon et les trois compagnies de Grenadiers de la demi-brigade sont détachés à la défense de Malte, sous les ordres du général Vaubois.

85e demi-brigade de ligne.

Entre dans la composition de la division Reynier, se bat à Chébreïss, aux pyramides. Ses deux premiers bataillons prennent part à l'expédition de Syrie. Le chef de brigade est tué devant Saint-Jean d'Acre. A Alexandrie, le tambour Dache, par son héroïsme, mérite des baguettes d'honneur.

88e demi-brigade de ligne.

Division Desaix, se bat aux Pyramides et en Haute-Égypte, se couvre de gloire à Sédiman où elle éprouve les pertes les plus cruelles. Le 23 mars 1799, 20 hommes résistent à 300 arabes ; au bout de quelques heures, le fusilier Guéry commandant 4 à survivants, fini par être dégagé par une compagnie de Grenadier. Le 88e régiment d'infanterie porte "Sédiman" sur son drapeau.

2e demi-brigade légère.

Division Dugua. Se distingue aux Pyramides et lors de la R2volte au Caire ; fait partie de la division Kléber pendant l'Expédition de Syrie ; 150 carabiniers du régiment se couvrent de gloire sous Junot à la bataille de Nazareth le 8 avril 1799. Le 77e régiment d'infanterie, unité de tradition de la 2e légère, porte sur son drapeau la bataille des Pyramides.

4e demi-brigade légère.

Fait partie de la division Bon (brigade Marmonut) se bat aux Pyramides. Le 1er bataillon seul prend part à l'Expédition de Syrie, se bat au Mont Thabor, à Aboukir, à Héliopolis et à Canope. Le 79e régiment d'infanterie, unité de tradition de la 4e légère, porte sur son drapeau la bataille des Pyramides.

7e demi-brigade légère.

Le 3e bataillon, après avoir servi de garnison aux vaisseaux de l'Expédition, est détaché à la défense de Malte, sous les ordres du général Vaubois.

21e demi-brigade légère.

Fait partie de la division Desaix, sous les ordres du chef de brigade Robin ; se bat aux Pyramides, à Aboukir et à Sédiman où Robin est nommé général de brigade ; les carabiniers Chantel et Paquet prennent un canon ; après le départ de Bonaparte, la 21e se couvre de gloire à Alexandrie en 1801. Le 96e régiment d'infanterie, unité de tradition de la 21e légère, porte "Les Pyramides" sur son drapeau.

22e demi-brigade légère.

Division Lannes. Se bat à Alexandrie, puis à Gaza, Jaffa où le chef de brigade Lejeune est tué. S'illustre à Saint-Jean d'Acre, à Aboukir et à Héliopolis. Le 97e régiment d'infanterie est l'unité de tradition de la 22e demi-brigade légère.

CAVALERIE.

Guides de Bonaparte.

Constitués pour servir d'escorte et d'éclaireurs au général en chef pendant la campagne d'Italie, les Guides, au moment du départ en Égypte comprennent 4 escadrons à cheval sous les ordres de Bessières, un bataillon de Guides à pied au commandement de Dupas, le futur chef des Mameluks de la Garde, une section d'artillerie et une musique.

Au cours de la campagne, Bonaparte créé des guides auxiliaires à cheval et à pied, de sorte que l'effectif du corps est porté à 1 250 hommes. Il constitue une sorte de réserve d'armée qui est la première manifestation de l'idée qui présidera plus tard la formation de la Garde Consulaire.

A son départ d'Alexandrie, Bonaparte emmène avec lui une centaine de guides, qui à la date du 7 Frimaire an VIII constituèrent une compagnie de chasseurs et devinrent plus tard le régiment des chasseurs à cheval de la Garde.

Le vert, qui était la couleur distinctive des guides de Bonaparte, fut attribué à leurs illustres descendants dont l'Empereur porta l'habit dans presque toutes les circonstances de sa vie.

C'est revêtu de cette tenue légendaire, qu'il fut déposé dans son cercueil.

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Armée d'Égypte. Guides du général en chef. Guide à pied (1798-1801).
Tenue de campagne (1800-1801 et guide à cheval (1798-1799).
Planche de Lucien Rousselot.

3e régiment de Dragons.

Affecté au corps Expéditionnaire d'Égypte, tient garnison au Caire après la bataille des Pyramides. Il fait la campagne de Syrie dans la brigade Murat ; se couvre de gloire à Nazareth et au Mont Thabor sous Kléber ; se bat à Aboukir et à Canope sous les ordres du chef de brigade Brun qui est promu général de brigade.


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14e Régiment de dragons.

Fait partie de la cavalerie sous les ordres du général Dumas ; se bat aux Pyramides avec les demi-brigades d'infanterie ; sert en Haute-Égypte sous Davout et en Syrie avec Murat.
Commandé par le chef de brigade Duvivier qui sera tué à Aboukir à la tête de son régiment, le 14e se couvre de gloire à Nazareth.
A la bataille de Canope, le trompette-major Eichmann, chargeant à côté du chef de brigade Lafon-Blaniac, sonne la charge jusque sous les rangs de l'ennemi, puis, démonté et entouré d'Anglais, il sonne le ralliement, se fait jour à coups de sabre et rejoint son régiment.
La bataille de Nazareth est inscrite sur l'étendard du 14e régiment de Dragons.

15e Régiment de dragons.

C'est le régiment qui compta dans ses rangs, en Italie, Thérèse Vigueur, dite Sans-Gène.

Le 15e se bat à Chébreïss, aux Pyramides et en Haute-Égypte, sous Desaix. Une partie du régiment fait la campagne de Syrie, se couvre de gloire sous les ordres du chef de brigade Barthélémy à la bataille du Camp des Romains à Héliopolis, où le brigadier Lauriac dégage Davout, attaqué par plusieurs cavaliers indigènes.

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Bataille d'Héliopolis. Tableau de Cogniet Léon.

18e Régiment de dragons.

Sous les ordres du chef de brigade Lédée, se bat aux Pyramides prend part à l'Expédition de Syrie. On le trouve à Saint-Jean d'Acre, au mont-Thabor, à Damiette et en Haute-Égypte.


20e Régiment de dragons.

Fait partie de l'Expédition d'Égypte et est à la prise d'Alexandrie ; chargé d'assurer l'avant-garde de la division Desaix, il sabre les Mameluks à Chébreïss et aux Pyramides. Sous les ordres de Murat, prend part aux affaires de Gaza, de Jaffa et de Saint-Jean d'Acre, ainsi qu'à la bataille du Mont-Thabor, puis il revient en Égypte, et se distingue à Aboukir et à Héliopolis.

La bataille des Pyramides est inscrite sur l'étendard du 20e Régiment de dragons.

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22e Régiment de chasseurs à cheval.

Constitue avec le 7e bis de Hussards, la seule cavalerie légère de l'Expédition d'Égypte. Il charge aux Pyramides sous les ordres du chef de brigade Lasalle.

Le 22e s'illustre à Salahieh puis en Haute-Égypte. Un escadron prend part à la campagne de Syrie ; se bat à Aboukir et à Héliopolis.

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7e Régiment bis de hussards.

Fait partie du détachement embarqué à Civita Vecchia, sous les ordres du chef de brigade Boyer ; se bat à Chébreïss et aux Pyramides.
Commandé par le chef de brigade Duplessis, il prend part à l'expédition en Haute-Égypte, et charge brillamment à Aboukir et à Héliopolis.

Régiment des dromadaires.

Créé par ordre du général Bonaparte le 20 Nivôse an VII, comprenait deux escadrons de 4 compagnies et était commandé par le chef de brigade Cavalier.
Destinées à fournir un service d'éclaireurs aux corps opérant en Syrie et en Haute-Égypte, les unités du régiment prirent part à toutes les batailles livrées par Desaix et Bonaparte.
Lorsque ce dernier fut rentré en France, le régiment se battit à Héliopolis, à Koraïm et à Alexandrie. Lorsque le corps expéditionnaire rentra en France, le corps fut dissous par arrêté du 18 Fructidor an IX, et les cavaliers furent versés dans la gendarmerie et dans les chasseurs à pied de la Garde des Consuls.

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ARTILLERIE.

1er Régiment d'artillerie.

Ce régiment fournit 3 compagnies d'artillerie à pied, et deux d'artillerie à cheval ; elles furent affectées aux divisions Menou, Desaix, Kleber et Reynier.

Les unités sont à la bataille des Pyramides et, en Haute-Égypte, à elle de sédiman.

Deux compagnies d'artillerie à pied et une à cheval prennent part à la campagne de Syrie et se distinguent respectivement au siège de Saint Jean d'Acre et à la bataille du Mont Thabor. Après la bataille d'Aboukir, les compagnies du 1er d'artillerie furent versées au 2e bataillon du 4e régiment à pied qui rentra en France en 1802.

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L'artillerie à la bataille d'Aboukir le 25 juillet 1799. Dessin de Vivant-Denon

gravé par Duplessis-Berthaux. Archives R. et J. Brunon.

4e Régiment d'artillerie.

Ce régiment dans les rangs duquel ont servi les généraux Dommartin, tué à l'ennemi, et Songis, fournit la plus grande partie des batteries affectées aux divisions du Corps Expéditionnaire d'Égypte. Les compagnies du 4e reçurent les missions les plus importantes d'où elles sortirent couvertes de gloire. Elles se battent dans les carrés des Pyramides ; quelques-unes sont affectées à la division Desaix qui opère en Haute-Égypte.

Elles prennent part en totalité à l'Expédition de Syrie et se distinguent pendant les 62 jours de siège de Saint Jean d'Acre. Davout dira des artilleurs du 4e à Aboukir ; "qu'il est fort content d'eux, et qu'ils se sont conduits admirablement".

A la bataille d'Héliopolis dont le nom figure sur l'étendard du régiment, les batteries du 4e par leur sang-froid et leur habileté, déciment les charges de la cavalerie arabe, sans que l'infanterie ait besoin de brûler une amorce.

8e Régiment d'artillerie.

Quatre compagnies du régiment sont affectées à la division Desaix ; elles prennent par aux batailles de Chébreïss et des Pyramides, ainsi qu'au combat de Sédiman, le 21 janvier 1799 livré par Desaix en Haute-Égypte.

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GÉNIE.

1er bataillon bis, 2e et 5e compagnies de mineurs.

Les troupes du génie envoyées en Égypte sont prélevées sur les effectifs de divers bataillons et constituent le 1er bataillon bis de l'armée.

A l'arrivée à Alexandrie, plusieurs compagnies des 5e et 6e bataillons, ainsi que deux compagnies de sapeurs-mineurs sont placées ainsi que le bataillon, sous les ordres du général Caffarelli du Falga.

Les sapeurs, les ouvriers du génie et les auxiliaires indigènes, construisent les batteries et les forts du Caire, d'Alexandrie, de Damiette et de Rosette, et se couvrent de gloire au siège de Saint Jean d'Acre.

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AÉROSTIERS.

La 1re compagnie commandée par le capitaine Coutelle est désignée pour faire partie de l'Armée d'Égypte. Elle sert un aérostat qui, embarqué avec elle, est détruit à la bataille d'Aboukir. Coutelle déguisé en arabe, alla jusqu'en Éthiopie explorer les sources du Nil.

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PONTONNIERS.

La 1re compagnie de pontonniers, affectée à l'Expédition d'Égypte, se distingue à la flottille du Nil en Basse et Haute Égypte, ainsi qu'au siège de Saint Jean d'Acre. Après le départ de Bonaparte, elle participe à l'organisation du Delta et à la défense du Caire.

SERVICES D'ARTILLERIE.

Placé sous la direction du général Dommartin, le service de l'Artillerie est assuré en Égypte par 67 officiers, les 11e, 12e et 13e compagnies d'Ouvriers d'artillerie, la compagnie d'Ouvriers des Pyrénées, les 1re et 3e brigades d'Artistes, les Artistes de la Marine, les 2e, 3e et 5e escouades d'Artificiers.

Ces unités s'efforcèrent dans un pays manquant de tout le nécessaire, d'entretenir et de réparer le matériel d'infanterie, d'artillerie et des charrois. Elles subirent de lourdes pertes, en particulier au siège de Saint Jean d'Acre et du Caire. Les services de l'artillerie reçurent une aide précieuse des physiciens de l'Institut d'Égypte, et de Conté en particulier.

SERVICE DE SANTE.

Placé sous les ordres de Desgenettes, médecin en chef, et de Larrey, chirurgien en chef, les officiers de santé au nombre de 175, la Section des hôpitaux, le personnel de quelques Lazarets de campagne et des hôpitaux sédentaires assurèrent un énorme travail, rendu plus difficile encore par le climat du pays et le manque d'hygiène des habitants.

Puissamment secondé par les Physiciens de l'Institut d'Égypte, le personnel du service prodigua, avec un inlassable dévouement, ses soins aux blessés et aux malades qui, en Syrie, furent un grand nombre atteints par la peste. Desgenettes, pour donner confiance à l'armée s'inocula lui-même la terrible maladie.

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SERVICES ADMINISTRATIFS.

Placés sous les ordres de l'Ordonnateur en chef Sucy, assisté de 25 Commissaires des Guerres, du Payeur Estève et de 41 Payeurs et Contrôleurs, les services administratifs comprenaient pour l'exploitation les 1re et 2e sections des subsistances, une section de l'habillement, ainsi qu'un détachement de Transports et des Postes.

Grâce à l'emploi des dromadaires, des dépôts de vivres et d'habillement furent constitués et entretenus dans les places et sur les lignes d'étapes des armées de Haute-Égypte et de Syrie.

Avec un soin particulier et un souci d'hygiène et même de l'élégance, l'Ordonnateur en chef Sucy établit, avec le concours du commissaire-ordonnateur Daure et de l'Institut d'Égypte, un habillement nouveau, rationnel et pittoresque de les unités de l'armée.

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Sources :

  1. Bonaparte en Égypte : Musée de l'Orangerie
  2. Tradition Magazine n° 22 : L'artillerie de l'Armée d'Orient.
  3. Planches Knöetel
  4. Osprey Men at Arms Séries : Napoléons's Egyptian Campaigns 1798-1801
  5. Cdt Bucquoy : Etat-major et Service de Santé.

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Armée d'Orient. Automne 1798.

Composition de l'armée d'Orient.

Bonaparte, commandant en chef.



Aides de camp : Junot, Eugène de Beauharnais, Louis Bonaparte, Sulkowski, Julien, Duroc, Croizier, Marmont, Le Marois, Lavalette.

Secrétaire : Bourrienne.

Chef d'état-major : Berthier Alexandre ; sous-chef : Grézieu

Commandant de la cavalerie : Dumas ; chef d'état-major : Aimeras.

Commandant de l'artillerie : Dommartin ; directeur du grand parc : Songis ; chef d'état-major : Fouler ; artillerie divisionnaire : Latournerie, Faure, Grobert, Digeon, Motte, Ruty, Vaille ; directeurs d'artillerie : Faultrier (Alexandrie) et d'Anthouard  (Le Caire) ; train des équipages : Thévenin.

Commandant le génie : Caffarelli du Falga ; chef d'état-major : Detroye ; directeurs : du Cretin (Alexandrie) et Sanson (Le Caire) ; directeur des fortifications d'Alexandrie : Tousard ; génie divisionnaire : Bertrand, Cazais, Garbé, Geoffroy, Lazowski, Michaux, Sabatier, Souhait, Riverieulx.

Directeur des équipages de ponts : Andréossy.

Généraux disponibles : Dugua, Dumay, Dumas, Dupuy, Marmont.

Administration :

Ordonnateur en chef : Sucy ; Daure (adjoint).
Chargé des subsistances : Lechangeur.
Habillement : Thorin, chef d'atelier : Bernoyer ; magasin central : Grandjean
Transports : Thévenin.
Postes : Monicault et Guérin (adjoint).
Service de santé : Desgenettes (médecin-chef), Larrey (chirurgien en chef), Royer et Boudet (pharmaciens en chef).
Payeur général des guerres : Boinod.

Division d'avant-garde (2e) : Desaix : Chef d'état-major : Donzelot.

Généraux de brigade : Belliard et Friant.

  • 21e légère (3 bataillons) 2 100 hommes (Robin - Eppler).
  • 61e de bataille (3 bataillons) 2 800 hommes (Conroux).
  • 88e de bataille (3 bataillons) 1 500 hommes (Silly - Morand).

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Division de droite (3e) : Reynier : chef d'état-major : Julien.

Généraux de brigade : Damas et Verdier

  • 9e de bataille (3 bataillons) 1 900 hommes (Simon).
  • 85e de bataille (3 bataillons) 2 000 hommes (Davroux - Viala).
  • Légion Maltaise (2 bataillons) 1 500 hommes (Mac Sheehy).

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Division du centre (1re) : Kléber : chefs d'état-major : Damas et Laugier.

Généraux de brigade : Lannes et Lanusse.

  • 2e légère (3 bataillons) 1 700 hommes (Desnoyers).
  • 25e de bataille (3 bataillons) 2 000 hommes (Venoux - Lefevre).
  • 75e de bataille (3 bataillons) 2 100 hommes (Maugras).

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Division de gauche (4e) :
Menou : chef d'état-major : Rambeaud

Généraux de brigade : Vial et Mireur.

  • 22e légère (3 bataillons) 2 000 hommes (Chavardès).
  • 13e de bataille (3 bataillons) 2 000 hommes (Delegorgue).
  • 69e de bataille (3 bataillon) 1 8000 hommes (Barthélemy).

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Division de réserve : Bon : chef d'état-major : Valentin.

Généraux de brigade : Rampon et Murat

  • 4e légère (2 bataillons) 1 400 hommes (Delzons)
  • 18e de bataille (3 bataillons) 2 100 hommes (Fugière)
  • 32e de bataille (3 bataillons) 2 000 hommes (Dupuy)

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Division de cavalerie : Dumas.

Généraux de brigade : Leclerc et Zayonszek

  • 7e hussards (3 escadrons) 500 hommes (Detrès)
  • 22e chasseurs (3 escadrons) 450 hommes (Lasalle)
  • 3e dragons (2 escadrons) 300 hommes (Bron de Bailly)
  • 14e dragons (3 escadrons) 400 hommes (Duvivier)
  • 15e dragons (2 escadrons) 300 hommes (Pinon)
  • 18e dragons (4 escadrons) 400 hommes (Ledée)
  • 20e dragons (3 escadrons) 350 hommes (Boussart)

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Unités se rattachant directement à leurs armes.

  • Guides à cheval (1 escadron) 120 hommes (Bessières)
  • Guides à pied (1 bataillon) 600 hommes
  • Artillerie à pied (1 bataillon) 800 hommes.
  • Sapeurs (1 bataillon) 800 hommes.
  • Mineurs-ouvriers (1 bataillon) 800 hommes.
  • Légion nautique (3 bataillons) 3 000 hommes (Martinet).
  • Légion grecque (Papas Oglou)
  • Régiment de dromadaires.

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Garnison de Malte

  • 7e de bataille (1 bataillon) 800 hommes
  • 19e de bataille (2 bataillons) 1 500 hommes.

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Garnison de Corfou.

  • 6e de bataille (3 bataillons) 2 400 hommes.
  • 79e de bataille (3 bataillons) 2 400 hommes.


Sources :

  1. Planches Knöetel
  2. Gloire et Empire n°5 1798-1801. La campagne d'Égypte.

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12 mars 2010

Bonaparte en Egypte

Mémento Historique

de l'Expédition d'Orient (1798 - 1801).




  • 19 Mai 1798. La flotte quitte Toulon. Bonaparte est à bord de l'Orient.


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Extrait de l'ouvrage "A Military History and Atlas of the Napoleonic Wars" édité par Praeger New York. 1964.


  • 10 juin 1798.  Prise de Malte.


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Vue de Malte. Extrait de "l'Histoire scientifique et militaire de l'expédition d'Égypte. Atlas". Collection Yves Martin.


  • 13 - 18 juin 1798.  La flotte est mouillée dans le port et Bonaparte reste à Malte organisant en moins de six jours l'administration et la défense de sa conquête.


  • 1 et 2 juillet 1798.  Débarquement à Alexandrie.


  • 14 juillet 1798 .  A Chébreïss, première victoire sur les Mameluks de Mourad-Bey.


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      Guerrier Mameluk.

  • 21 juillet 1798.  Victoire des Pyramides ou d'Embabeh. Sortant de leurs retranchements d'Embabeh, les cavaliers mameluks tentèrent d'assaillir l'armée française. Bonaparte, perfectionnant une formation de combat déjà connue, disposa ses troupes en carré, avec des canons entre les bataillons, la cavalerie et les bagages au centre. Il opposa ainsi un mur contre lequel vinrent se briser les assauts des mameluks qui durent se replier en désordre. Mourad-Bey s'enfuit vers la Haute-Égypte laissant aux mains du vainqueur son camp avec des approvisionnements de toute sorte.


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Bataille des Pyramides, le 21 juillet 1798. On aperçoit le général Bonaparte sur son cheval blanc.


  • 24 juillet 1798.  Bonaparte fait son entrée au Caire. Il descend à la maison d'Elfi Bey, située sur la place d'Ezbékieh et rue de saket, alors à l'extrémité de la ville. Il s'occupe tout de suite du gouvernement de la ville.

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Le général Bonaparte fait son entrée au Caire, après la victoire des Pyramides, le 24 juillet 1798 (6 thermidor an VI)

  • 1 et 2 août 1798.  Défaite navale d'Aboukir : l'amiral Nelson ayant surpris l'amiral Brueys dans sa ligne d'embossage, lui coule presque tous ses bâtiments. Privée de sa flotte l'armée française devient prisonnière dans sa conquête.
  • 22 août 1798.  Bonaparte créé l'Institut d'Égypte.

  • 20 septembre 1798.  Bonaparte fête au Caire l'anniversaire de la fondation de la république.

  • 7 octobre 1798.  Insurrection du Caire réprimée par Bonaparte qui se consacre aux travaux d'assainissement et d'embellissement de la ville.

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Le général Bonaparte fait grâce aux révoltés du Caire, le 24 octobre 1798.

  • 24 décembre 1798 au 7 janvier 1799.  Voyage de Bonaparte à Suez et aux fontaines de Moïse. Il côtoie la mer rouge et découvre les ruines de l'ancien canal des deux mers  qu'il suit pendant quatre lieues.
  • 10 février 1799. Départ de Bonaparte pour l'Expédition de Syrie, c'est à dire pour prendre l'offensive contre une armée turque, qui, se formant à Damas, menace d'envahir l'Égypte.

  • 21 février 1799.  Prise d'El-Arisch.

  • 24 février 1799.  Prise de Gaza.

  • 1er mars 1799.  Prise de Ramleh.

  • 7 mars 1799.  Jaffa est emportée d'assaut.

  • 9 mars 1799.  Bonaparte visite les pestiférés de l'hôpital. C'est de cette visite que s'inspire le tableau de Gros.

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Les Pestiférés de Jean-Antoine Gros

  • 20 mars 1799. Bonaparte commence le siège de Saint-Jean d'Acre. Pourvue d'une excellente artillerie, assurée    de son ravitaillement par mer, grâce à la flotte anglaise qui l'appuie, cette ville est en outre défendue par le pacha Djezzar, par le commodore Sidney Smith, commandant de l'escadre britannique, et par Philipeaux, ancien condisciple de Bonaparte à l'École militaire de Paris. Bonaparte ne dispose pas d'artillerie de siège et ses assauts successifs se briseront contre la résistance farouche des assièges.

  • 8 avril 1799. Durant le siège de Saint-Jean d'Acre, une armée de secours accourue de Damas , avait essayé de venir au secours des assiégés. Bonaparte détacha contre elle Junot et Kleber. Le premier résista avec avantage à Nazareth (8 avril). Le second (16 avril) s'engagea dans une lutte plus sérieuse au Mont-Thabor. Bonaparte, avec deux divisions, quitta Saint-Jean d'Acre pour lui porter secours. Il réussit à enfermer et écraser l'armée turque : ce fut la victoire du Mont-Thabor.

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Bataille du Mont-Thabor remportée par Bonaparte et les généraux Kléber et Junot, 16 avril 1799.


  • 20 mai 1799. L'armée française décimée par la peste, lève le siège de Saint-Jean d'Acre et reprend le chemin de l'Égypte.

  • 27 mai 1799. Entrée triomphale de Bonaparte au Caire. Le cheik El-Bekry donne à Bonaparte le fameux Roustam.

  • 25 juillet 1799.  Une armée ottomane avait été débarquée sur la plage d'Aboukir. Elle fut écrasée et jetée à la mer par Bonaparte. Ce fut le dernier exploit de Bonaparte sur la terre d'Égypte.

 

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                    Bonaparte devant le Sphinx.


  • 23 août 1799.  Bonaparte s'embarque sur la Muiron et fait route vers la France. Il laisse à Kléber le commandement en chef de l'Armée d'Égypte.
  • 20 janvier 1800. Convention d'El-Arisch : Kléber convaincu de l'impossibilité de garder l'Égypte, obtient par cette convention conclue avec Sidney-Smith, que l'armée sera transportée en France, avec son matériel et ses collections et que l'Égypte sera remise aux Turcs. Kléber commence à exécuter la convention ; mais le ministère anglais refuse de la ratifier et exige que l'armée française soit prisonnière de guerre. "Soldats, à de telles insolences on ne répond que par de nouvelles victoires, tenez vous prêts à combattre". Telle fut la réplique de Kléber.

  • 29 mars 1800.  Bataille d'Héliopolis, où, avec une quinzaine de milliers d'hommes, Kléber marche contre les Turcs qui sont près de six fois supérieurs en nombre et leur inflige une terrible et complète défaite. Par cette victoire l'Égypte était reconquise.

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La bataille d'Héliopolis.

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              Bataille près des ruines d'Héliopolis, le 20 mars 1800.

  • 14 juin 1800. Kléber est assassiné et le commandement revient à Menou.

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Assassinat de Kléber par Soleyman, le 14 juin 1800.

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       8 mars 1801, débarquement des Anglais dans la baie d'Aboukir.


21 mars 1801. Bataille sanglante de Canope. Les Anglais restent seulement maître du champ de bataille.

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Belle charge de cavalerie au combat de Canope.

  • 26 juin 1801.  Siège et capitulation du Caire.
  • 30 août - 2 septembre 1801.  Siège et capitulation d'Alexandrie.

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Les Français quittent l'Égypte en juillet 18001.


  • 15 octobre 1801. Les derniers soldats de l'Armée d'Égypte s'embarquent pour la France dans les conditions les plus honorables : ils sont transportés armes et bagages à Toulon aux fais de l'Angleterre.

Sources :

Bonaparte en Égypte. Musée de l'Orangerie 1938.
Gloire et Empire n° 5. 1798-1801. La campagne d'Égypte. Malte. Les Pyramides. Révolte au Caire.
Gloire et Empire n° 7. 1798-1801. La campagne d'Égypte. Mont-Thabor. Saint-Jean d'Acre. Aboukir.
Gloire et Empire n° 10. 1798-1801. La campagne d'Égypte. El-Arisch. Héliopolis. Canope.

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08 mars 2010

Grenadiers à cheval

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Vers 1536, l'invention de la grenade va nécessiter la désignation de quelques gens d'armes faisant partie de l'élite pour jeter à la main cette nouvelle arme, le plus souvent lors de siège ou d'assaut de place forte.

En 1667, des soldats exercés au lancement des grenades apparaissent dans l'infanterie française. Ces hommes sont choisis parmi les plus braves et leurs officiers parmi les plus distingués. Ils prennent le nom de "grenadiers" et leurs descendants comptent parmi les plus illustres soldats de l'Europe.

A partir de 1670, une compagnie d'élite est créée dans le régiment d'infanterie et leur compagnie marchera en tête de chaque bataillon.

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                    Grenadier 1690 - 1720

Louis XIV (à qui nous devons en 1692 des compagnies de "houssarts") remarquant l'exceptionnelle bravoure de ses grenadiers à pied, envisageait de faire entrer dans sa maison militaire les premiers soldats d'origine roturière. C'est ainsi qu'en décembre 1676, le Roi-Soleil, voulant rendre hommage aux grenadiers de son infanterie, crée un corps de troupe similaire mais à cheval : la compagnie des grenadiers à cheval de la maison du roi.

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Grenadier à cheval 1735 à 1756.

Les grenadiers à cheval étaient armés du fusil, du pistolet et de l'épée et portaient un outil de terrassiers qui leur servait, en campagne, à ouvrir une voie aux autres troupes de la maison du roi, en tête de laquelle ils marchaient.

A sa naissance, le corps comptait : 1 capitaine, 2 maréchaux des logis, 4 sergents, 2 brigadiers, 4 sous brigadiers et 74 grenadiers ; le capitaine était le roi lui-même. Les officiers appartenaient exclusivement à la noblesse, mais les maîtres étaient tous choisis parmi les grenadiers d'infanterie, grands et portant la moustache.

L'uniforme se distinguait des autres par son aspect "tartare" pour se franciser et perdre un peu plus tard de son caractère. En contrepartie, avec l'évolution du temps et des modes, ces soldats magnifiques porteront une coiffure très convoitée : le bonnet à poil.

Son origine remonte aux temps où les soldats de l'infanterie et de la cavalerie portaient le tricorne. LE mouvement de lancer de la grenade rendant le port de cette coiffure impraticable amena les autorités à faire adopter dans un premier temps un bonnet assez raide en forme de pain de sucre, puis, un peu plus tard, le bonnet à poil, attribué aux troupes d'élite.

De cette époque et parmi la cavalerie, seul le Royal-Allemand, formé en 1671 de cavaliers de langue germanique, a toujours porté le bonnet à poil des grenadiers.

En 1678, la compagnie rassemblait 120 hommes, nombre réduit un an plus tard à 100, après la paix de Nimègue.

En 1725, l'effectif s'amenuisa jusqu'à 84 hommes, pour remonter bientôt à la faveur de l'ordonnance de 1759 : il y eut alors 150 grenadiers recrutés dans les rangs du corps des grenadiers de France (1).

La compagnie des grenadiers à cheval fut supprimée le 15 décembre 1775 par le comte de Saint-Germain, et ses soldats versés dans différents régiments avec le grade de bas-officier. Cette troupe d'élite, souvent citée comme modèle n'était pas seulement apte à la parade ; elle se couvrit de gloire, dès l'année qui suivit sa création, à Valenciennes, à Cambrai et à Charleroi.

Les grenadiers à cheval participèrent aux difficiles et sanglantes campagnes de 1702 à 1706, notamment à Ramilllies, Malpaquet.

Leur dernière campagne fut celle de 1721, pendant la guerre de sept-Ans, mais ils avaient entre-temps été à toutes les affaires, notamment en 1745, à Fontenoy.

Ils n'avaient pas fait mentir la devise brodée sur l'étendard reçu après le glorieux combat de Leuze (2) en 1691 :"Undique terror, undique lethum" "En tous lieux la terreur, en tous lieux la mort".

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                                     Grenadier 1774.

La Révolution rétablira ce corps d'élite. De main 1791 à septembre 17936, on voit apparaitre des gardes à cheval de l'Assemblée Nationale qui portent le bonnet à poil, sans pour cela prendre officiellement le nom de grenadiers.

La Constitution de l'an III, promulguée le 22 août 1795, autorise la création d'une garde du Directoire composée de 120 fantassins et une garde à cheval portant chapeau. Le noyau de celle-ci est prélevé sur le 3e régiment de dragons.
En fait, il faut attendre le 11 brumaire an V (1er novembre 1796), pour voir la garde à cheval du Directoire, composée de deux compagnies être commandée par un chef d'escadron : le général de division Jean Ernest KRIEG.

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Par arrêté du 27 février 1797, les gardes à cheval deviennent grenadiers à cheval et prennent le bonnet à poil en septembre 1797

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Les cinq Directeurs se méfiant des "politicards", le recrutement est sévère et méticuleux. Ce sont tous des cavaliers ayant servi dans l'ancienne armée, aux mœurs irréprochables.  Ils doivent savoir lire et écrire correctement...l'article ne précise pas le nombre de fautes tolérées. Durant toute cette période, la garde joue un simple rôle répressif en cas d'insurrection ou de révolte. Le service d'escorte fait partie également de ses attributions.

Récompensé de son inaction lors du coup d'État du Dix-huit Brumaire, la garde du Directoire fusionne avec celle du Corps législatif pour former la garde des Consuls  (28 novembre 1799).

Le décret du 3 janvier 1800, fixera les effectifs pour les grenadiers à cheval et pour les chasseurs à  cheval à 604 cavaliers. Bonaparte nomme Murat à la tête de la Garde.

Elle recrutera essentiellement des hommes qui se sont distingués sur les champs de bataille et qui ont fait preuve d'une conduite irréprochable. Cette fois-ci, cette unité retrouve ses fonctions militaires, ses capacités combattantes.

Bonaparte veut que la Garde devienne une référence, un noyau pour son armée. Elle deviendra par la suite une légende. Il est demandé au général Bessières, commandant en second de la Garde, de se charger de l'organisation de la cavalerie, et plus particulièrement des deux escadrons de grenadiers à cheval : les fameux chevaux noirs de Bessières.

Le 11 avril 1800, la Garde quitte Paris pour l'Italie. Le 14 juin, lors de la bataille de Marengo, nos grenadiers à cheval gagneront leurs éperons d'or en se ruant sur la gauche autrichienne contre les dragons de Liechtenstein et les cavaliers de Pilati, portant le trouble et l'effroi dans les rangs de l'ennemi, décidant ainsi de la victoire avec les dragons de Kellermann.

Le soir de la bataille le Premier Consul s'adressant à Bessières, lui déclara : "La Garde des Consuls que vous commandez s'est couverte de gloire ".

Le 12 juillet 1801, l'effectif des grenadiers à cheval est porté à un régiment.

Le 10 octobre 1801, commandés par le chef de brigade Ordener, les grenadiers à cheval comptent 3 escadrons. Le 14 novembre suivant, la garde des Consuls devient une véritable petite armée, la cavalerie est commandée par le général de division Bessières et le régiment des grenadiers à cheval compte 4 escadrons qui comprennent un total de 41 officiers et 990 hommes au 8 mars 1802.

Le 18 mai 1804, la garde des Consuls prend le nom de Garde Impériale. Napoléon par décret du 29 juillet 1804, organisant la nouvelle phalange jusqu'à la faire devenir l'ossature de son armée, ordonne que le régiment de grenadiers à cheval passe dans celle-ci (l'ancienne garde consulaire constituera la base de la Vieille Garde Impériale).

L'Empereur les emploiera comme cavalerie lourde de la Garde. L'effectif du régiment de grenadiers à cheval compte alors 1 018 hommes.

Le 17 septembre 1805, le régiment de grenadiers à cheval s'augmente d'un escadron de 800 vélites et le renforcement de l'état-major. Ils auront successivement pour colonel commandant : Bessières à partir du 2 décembre 1799, puis Ordener le 18 juillet 1800, Walther du 20 mai 1806 au 24  novembre 1813, et Guyot du 16 mars au 14 mai 1814 et du 14 avril au 18 juin 1815.Les vélites compteront dans leurs rangs des chefs aux noms aussi prestigieux qu'Excelmans et Lepic.

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Les anciens de Marengo, énormes sur leurs grands et magnifiques chevaux sombres, fiers de leur prestance, vont suivre l'Empereur sur tous les champs de bataille (sauf Iéna). Nos gros talons, vaillants et fidèle, ouvriront, dans le culte de l'honneur, l'épopée impériale à Austerlitz et la termineront à Waterloo.

Napoléon, après la bataille de Eylau, fera le plus bel éloge sur ses grenadiers à cheval en disant d'eux : "Ils sont à l'épreuve de l'or et du fer".

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Le décret du 1er août 1811 licencie les vélites mais augmente le régiment d'un cinquième escadron.

En avril 1813, le régiment est réorganisé sur la base de 4 escadrons de Vieille Garde auxquels s'ajoutent un puis deux escadrons de Jeune Garde. Lors de la première abdication et afin de satisfaire les revendications des cuirassiers qui, bien que considérés comme cavalerie d'élite, n'ont jamais eu un régiment les représentant dans les rangs de la Garde, Louis XVIII débaptise les Grenadiers à cheval et les nomme corps des grenadiers de France.

Ils sont organisés à Blois le 23 juillet 1814 par le maréchal Ney, pudiquement baptisé duc d'Elchingen et non plus prince de la Moskova afin de ne pas blesser la vanité du tsar. Le commandement des cuirassiers de France est confié au lieutenant-général Guyot. Il comprend quatre escadrons totalisant 63 officiers et 979 hommes.

Remonté sur le trône, Napoléon reconstitue la Garde Impériale le 22 mars 1815, le régiment reprend son ancienne appellation tout en gardant ses effectifs et...ses habits-vestes de cuirassiers.

Commandés par le maréchal de camp de camp Jamin, qui y laissera la vie, les Grenadiers à cheval s'illustreront une dernière fois à Waterloo en chargeant les batteries britanniques.

Cantonnés à Loches, Saumur, Poitiers et Preuilly, les escadrons de ce qui fut un des plus beaux régiments de France sont licenciés en novembre 1815.

1. Le corps des grenadiers de France avait été formé des compagnies de grenadiers tirées de 48 régiments réformés, le 15 février 1749.

2. entre Tournai et Ath, en Belgique. Victoire du maréchal de Luxembourg, celui qu'on surnomma la Tapissier de Notre-Dame par allusion aux nombreux drapeaux qu'il avait pris à l'ennemi et qu'on suspendit dans la cathédrale.

Sources : Tradition Magazine n° 248. Le Plumet-Rigo planche 199.

              L'uniforme et les armes des soldats de la Guerre en Dentelle.

              Soldats Napoléoniens n° 13. Les Grenadiers à cheval.

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15 novembre 2009

Colonel-Général de la Cavalerie 1813-1814.

Garde Impériale.

Mises à part les premières années du Consulat, la Garde n'eut jamais d'autre chef que Napoléon et aucun soldat officier n'y était
admis sans son approbation.

Les colonels-généraux qui étaient choisis parmi les maréchaux (1) n'exerçaient en fait qu'une fonction honorifique sauf Bessières qui était chargé d'exécuter les ordres de l'Empereur et qui agissait ainsi en véritable chef d'état-major. A par quelques commandements le maréchal Bessières suivit toujours NAPOLÉON devenu son ami et sut si bien s'intégrer à la Garde Impériale qu'il en devint l'âme.

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Bessières.

La fonction de colonel-général de la cavalerie de la Garde prit donc ainsi une place considérable dans la hiérarchie militaire et après la mort de Bessières survenue en mai 1813, chacun se demanda qui allait lui succéder (2)...or, il fallut attendre plus de six mois pour apprendre la nomination du maréchal Suchet duc d'Albufera, gouverneur de la Catalogne. Ce choix était d'autant plus bizarre que le nouveau colonel-général de la cavalerie de la Garde Impériale n'avait jamais figuré parmi les intimes de l'Empereur, de plus, il n'était maréchal que de fraîche date.. Il est évident que Suchet possédait de grandes qualités militaires  et sans vouloir être méchant, nous pouvons dire qu'il était beaucoup plus doué que Bessières sous ce rapport. Mais les dites qualités ne lui servirent à rien puisqu'il n'exerça aucun commandement effectif.

Alors que peux t-on finalement penser du choix de l'Empereur, voulait-il ménager ainsi la susceptibilité des "Anciens" tels Ney ou Massena ? les punir de leur orgueil qui lui avait coûté le Portugal puis l'Espagne ? ou simplement parce qu'il n'avait plus confiance en eux ?

Si comme nous le pensons, cette dernière hypothèse est la bonne, nous pouvons dire qu'il ne s'était pas trompé car, en avril 1814, l'Empereur errant dans les couloirs déserts de son palais de Fontainebleau ne rencontra aucun de ces ducs ou princes qui lui devaient tant, occupés qu'ils étaient à faire des grâces et des ronds de jambes au "nouveau régime".

(1)Les colonels-généraux de la garde furent Bessières pour la cavalerie de 1804 à 1813 ; Davout pour les Grenadiers à pied de 1804 à 1814 ; Mortier pour l'artillerie, les Marins de la Garde et le Génie de 1804 à 1814 ; Soult pour les Chasseurs à pied de 1804 à 1814.

(2) Il est bon de dire que le maréchal Soult, duc de Dalmatie, rappelé d'Espagne en janvier 1813 prit la place de BESSIERES du 2 au 20 mai 1813. Nommé commandant du 4e corps de la Grande Armée, il participa à la victoire de Bautzen. Affecté de nouveau en Espagne en tant que commandant en chef, il prit possession de son commandement à Bayonne le 12 juillet 1813.

Louis Gabriel Suchet voit le jour à Lyon le 2 mars 1770. En 1791, il s'engage dans la cavalerie de la garde nationale de sa ville natale. Comme la plupart des hommes de sa trempe, la Révolution va lui permettre de gravir trés vite les échelons de la hiérarchie militaire et en mars 1798 nous le retrouvons général de brigade puis de division en mars 1799.

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Suchet.


Les campagnes successives qui ensanglantent l'Europe révèlent ses qualités de commandement mais c'est surtout mais c'est surtout en Espagne qu'il se montre un des meilleurs tacticiens de son époque.

Commandant en chef le 3e corps en remplacement de l'incapable Junot, il occupe la catalogne puis l'Aragon, ce qui lui vaut d'être nommé maréchal d'Empire en juillet 1806. Il est un des rares chefs qui se préoccupent plus de la vie de ses hommes que de se remplir les poches, il essaye d'humaniser cette horrible guerre, ce qui lui vaut l'estime des Espagnols. Mais les défaites deviennent telles que le maréchal Soult est obligé d'évacuer la partie ouest de l'Espagne, obligeant ainsi le maréchal Suchet à évacuer Valence en avril 1813 pour se replier dans la Catalogne dont il est nommé gouverneur. Colonel-général de la cavalerie de la Garde trois jours plus tard, il remporte une dernière victoire à Molins del Rey en janvier 1814. Mais les Anglo-Espagnols sous les ordres du duc de Wellington talonnent les malheureux soldats de Soult.

Suchet évacue définitivement l'Espagne en avril 1814 et sur dirige vers Narbonne. Il essaye un instant de rejoindre l'armée du duc de Dalmatie qui se bat à Toulouse, mais en fait, bientôt, c'est Soult vaincu qui le rejoint en avril 1814. Les deux hommes impuissants apprennent l'abdication de Napoléon et le retour des Bourbons.

Gouverneur militaire à Strasbourg en novembre 1814, le maréchal SUCHET se rallie à Napoléon aux Cent-Jours et prend le commandement de l'armée des Alpes chargée de contenir les Autrichiens du comte Frimont.

En juin 1815, il se bat en Savoie mais l'ennemi étant trop nombreux, il est obligé de retraiter sur Lyon qu'il évacue en juillet 1815. Mis à la retraite d'office, il se retire dans sa propriété de saint-Joseph près de Marseille.

En mars 1819, il est nommé de nouveau pair de France et vient siéger de temps en temps à Paris. Ayant pris froid au cours d'un des ces voyages, il contracte une grave maladie et meurt dans son château de Saint-Joseph le 3 janvier 1826...il allait avoir 56 ans.

Décorations :

Commandant de la Légion d'honneur en 1814, grand aigle en février 1806, chevalier de la Couronne de fer en 1807, commandeur de l'ordre de Saint-Henri de Saxe en 1808.

Promotions :

Comte d'Empire en mars 1808, duc d'Albufera en janvier 1812, pair de France en 1814.

Campagnes :

Ulm octobre 1805.
Austerlitz décembre 1805.
Iéna octobre 1806.
Pultusk décembre 1806.
Saragosse décembre 1808.
Belchite juin 1809.
Lerida mai 1810.
Tortose janvier 1811.
Tarragone juin 1811.
Valence janvier 1812.
Molins del Rey janvier 1814.




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Sources : Planche Rigo.

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7e régiment de Chasseurs à cheval.


Historique :

Groupés en régiment en janvier 1747, les Volontaires royaux prennent le nom de Légion Royale en 1758. Licenciée en 1776, la Légion verse ses cavaliers à la suite des 4 régiments de Dragons.

En 1779, les 4 escadrons de Chasseurs sont regroupés en un seul régiment qui prend le 1er rang.

En 1784, on ajoute un bataillon de Chasseurs à pied au régiment qui prend le nom de Chasseurs des Alpes.

En 1788, nouveau changement, les Chasseurs à pied reprennent leur autonomie et le régiment prend le nom de Picardie avec le 7e rang.

En 1791, il ne porte plus que son numéro, jusqu'en 1814 où il prend le nom de Chasseurs d'Orléans.

De nouveau 7e Chasseurs pendant les Cent-Jours, il est licencié en 1815.


Effectifs :

En 1806, le régiment comprend un état-major et quatre escadrons de deux compagnies :

Etat-Major : 1 colonel, 1 major, 2 chefs d'escadron, 2 adjudants-majors, 1 chirurgien major, 1 chirurgien aide-major et 2 chirurgiens sous-aides-majors.

Petit-état-major : 2 adjudants sous-officiers, 1 artiste vétérinaire, 1 brigadier-trompette et 5 maîtres ouvriers (maréchal, tailleur, bottier, armurier et sellier).

Chacune des huit compagnies comprend : 1 capitaine, 1 lieutenant, 2 sous-lieutenants, 1 maréchal des logis-chef, 4 maréchaux des logis, 1 brigadier-fourrier, 8 brigadiers, 2 trompettes et 112 chasseurs.


Campagnes du régiment :


Italie, IENA, EYLAU, Heilsberg, FRIEDLAND, ESSLING, Raab, WAGRAM, Fuentes-d'Onoro, Polotsk, Bérézina, Leignitz,, Reichenbach, Leipzig, Bar-sur-Aube, Strasbourg.

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Trompette du 7e Chasseurs à cheval 1808-1809.


Sources : Planche Rigo
L'armée de Napoléon d'Oleg Sokolov.

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Au chic parisien.

     Quand en 1800, le modiste de Marie-Antoinette, Rose Bertin, revient d'exil à Paris, la mode a bien changé, à l'instar de la société.
     De nouvelle modistes tiennent le haut du pavé. Elles sauront se rendre indispensables à la Cour, d'autant plus que les dépenses somptuaires sont encouragées. Arbitre du bon genre, Joséphine ne jure que par le tailleur pour dame Louis-Hippolyte Leroy.
     Quant aux femmes plus économes, elles s'adressent à madame Germond, marchande de frivolités ou à madame Despeaux, qui invente le bonnet.

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Cette robe et son " bas de robe " (ou traîne) sont en Gros de Tours brodé de fils et de paillettes d'or et d'argent avec des cabochons de cristal. Les somptueuses broderies reproduisent des rameaux et des branchages, associés à une bordure de fleurs de lotus et d'œillets dans le bas.
Louis-Hippolyte Leroy fournit en 1804 le costume du sacre mais il est aussi un homme indispensable qui sait flatter son auguste cliente et lui vendre des toilettes dont les tissus coûtent très cher, profitant de la passion de Joséphine pour la mode.

     De nombreuses gazettes, comme le Journal des dames et de la mode de Pierre La Mésangère, qui paraît tous les cinq jours avec deux gravures en couleurs, diffusent les nouveaux modèles parisiens. Mais il faut attendre deux ou trois ans pour qu'ils soient portés par les bourgeoises de la rue du Sentier ou de la rue Vaugirard ; un peu plus longtemps encore en province...

     Paris reste le temple de la mode avec ses 2 400 tailleurs. Rien qu'au Palais-Royal, on trouve 6 marchands d'étoffe, 8 boutiques de mode, 2 merciers, 3 chapeliers, 4 marchands de perruques, 12 marchands d'habits et 4 marchands de bottes !

     Les femmes modestes se fournissent chez les marchands de la rue Saint-Denis et font confectionner leurs vêtements par des couturières à la journée, quand elles ne le font pas elles-mêmes.

Source : La vie des Français au temps de Napoléon.

http://www.musees-nationaux-napoleoniens.org

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